Avertissement : Je suis encore dans le tirage papier de certaines de ces photos et n'ai même pas fini de les classer... C'est pourquoi il faudra attendre encore un peu pour lire les commentaires sous les images.

Merci de votre patience !

 

 

 

Autour du mausolée de Hâfez, Chiraz.
Autour du mausolée de Hâfez, Chiraz.

Le mausolée du poète Hâfez est un véritable lieu de pélerinage. On y vient des quatre coins de l'Iran pour toucher son tombeau (cf. photo du dessous) et, surtout, pour y lire un passage de ses recueils de poésie. On dit que les vers de Hâfez ont une valeur divinatoire, en ce lieu, c'est pourquoi plusieurs marchands ambulants proposent les services d'une... perruche, qui va choisir au hasard pour vous un poème pour la modique somme de 1 000 toumans (moins de 1€). Vous aviez des problèmes financiers ?  Le sort va vous réserver de bonnes surprises et vous trouverez bientôt la fortune. Une peine de coeur ? Hâfez vous promet le grand amour, si vous savez être patient...

 

On se photographie donc beaucoup auprès du grand maître, comme cette jeune femme qui prend une pause de pinup des années 60 pour son petit ami.

 

En regardant bien, on peut distinguer sur sa poirtine une mêche de cheveux qui s'échappe de son foulard, ainsi qu'une tunique pour le moins près du corps. Et encore cette fille là est-elle pudique... Les Iraniennes, à Téhéran surtout, s'amusent depuis quelques années à faire du voile un objet de séduction qui suscite chez les hommes le plus vif intérêt. Tout passe par la suggestion, qui multiplie l'effet du désir par mille, quand chez nous la chair passe presque inaperçue.

 

Deux ouvrages français, au moins, témoignent des moeurs de la jeunesse iranienne, à des lieues des a priori que l'on a généralement sur ce pays :

- Delphine MINOUI, Les pintades à Téhéran, Le livre de poche, 2009. 280p. (extrait).

- Armin AREFI, Dentelles et tchador, Pocket, 2009. 477 p. (extrait).

Je n'ai pas encore lu le premier, mais on m'en a dit le plus grand bien, et j'ai beaucoup aimé le second pour ses descriptions à teneur sociologique.

 

 

 

 

خواجه شمس‌الدین محمد حافظ شیرازی
خواجه شمس‌الدین محمد حافظ شیرازی

Je ne suis pas le mieux placé pour évoquer la vie de Hâfez, l'un des poètes les plus connu et aimé en Iran avec Saadi, dont le mausolée se trouve également à Chiraz. Voici donc un lien vers sa biographie sur Wikipedia, ainsi qu'un pssage de ses Ballades :

 

" Tu es comme le matin.

Je suis la lampe qui brille

Seule, à l'aube. Souris-moi,

et je donnerai ma vie.

Tel est le deuil de mon coeur,

pour les boucles de ta tête

Que ma tombe fleurira

d'un tapis de violettes.

Je me tiens, les yeux ouverts,

sur le seuil de ton désir,

Dans l'attente d'un regard

... mais, de moi, tu te retires.

Merci. Que Dieu te protège,

ô cohorte de douleurs,

Car, lorsque je serai seul,

tu resteras dans mon coeur !

De mes yeux je suis l'esclave,

lorsque, malgré leur noirceur,

Le compte de mes chagrins

leur fait verser mille pleurs.

Mon idole se dévoile,

aux regards de tout le monde,

Mais personne ne surprend

tant de grâce, que moi seul.

Mon amour, comme le vent,

quand tu passes sur ma tombe,

Dans ma fosse de désir,

je déchire mon linceul... "

 

Khayyâm. Quatrains. Hâfez. Ballades (poèmes traduits par Vincent-Mansour Monteuil). Actes Sud, 1998. 169 p.

 

 

Chabestan de la mosquée Nasir al-Molk, Chiraz.
Chabestan de la mosquée Nasir al-Molk, Chiraz.

 

 

 

 

Vue du désert, Pasargade.
Vue du désert, Pasargade.

 

 

 

 

Quelque part, dans le désert.
Quelque part, dans le désert.

 

 

 

 

Dans le mausolée de Shah Cheragh, Chirâz.
Dans le mausolée de Shah Cheragh, Chirâz.

 

 

 

 

Cour de la mosquée djomé d'Ispahan
Cour de la mosquée djomé d'Ispahan

 

 

 

 

 

 

 

 

Collégiennes après les cours, sur la place de l'Imam, Ispahan.
Collégiennes après les cours, sur la place de l'Imam, Ispahan.

 

 

 

 

Palais Ali Qapu, Ispahan
Palais Ali Qapu, Ispahan

 

 

 

 

Détails des colonnes et du toit surplombant la terrasse du palais Ali Qapu, Ispahan.
Détails des colonnes et du toit surplombant la terrasse du palais Ali Qapu, Ispahan.

 

 

 

 

Détails de quelques marches du palais Ali Qapu, Ispahan.
Détails de quelques marches du palais Ali Qapu, Ispahan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une femme en tchador, Yazd.
Une femme en tchador, Yazd.

 

 

 

 

Colline surplombant Persépolis, Chirâz.
Colline surplombant Persépolis, Chirâz.

 

 

 

 

Tombeau de Darius II, Nécropolis (Chiraz).
Tombeau de Darius II, Nécropolis (Chiraz).

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux Paykan, Chiraz.
Deux Paykan, Chiraz.

 

 

 

 

Vue du désert depuis une tour du silence, Yazd.
Vue du désert depuis une tour du silence, Yazd.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques pierres de Kerbala, dans la cour d'une mosquée, Yazd.
Quelques pierres de Kerbala, dans la cour d'une mosquée, Yazd.

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux femmes en tchadôr papotent dans le parc du palais Tchehel Sotoun, Ispahan.
Deux femmes en tchadôr papotent dans le parc du palais Tchehel Sotoun, Ispahan.

 

 

 

 

Dans une "maison de force", Yazd.
Dans une "maison de force", Yazd.

 

La "zourkhânéh" est une salle où s'entraînent les lutteurs traditionnels en Iran.

 

La lutte ("varzech é pahlavani") est un art martial qui remonte à l'époque préislamique. Faisant office de marqueur identitaire, elle témoigne de la persistance chez les Iraniens d'un nationalisme qui semble encore primer, bien après 1979, sur l'islamisme. Dans les années 1960, à titre d'exemple, le célèbre lutteur iranien Gholamreza Takhti, médaillé d'or en 1956 à Melbourne, était devenu un proche de Mossadegh.

 

L'entraînement des lutteurs ("pahlevân") est assez populaire et est donc ouvert au public. Il a lieu le soir dans une petite salle, comme ici à Yazd. Au centre de l'enceinte se trouve un fossé octogonal d'un peu moins d'un mètre de profondeur, dans lequel les sportifs s'échauffent en réalisant des figures particulières et codifiées. Dès leur plus jeunes âge, ils manient des massues en bois (travail des épaules et des bras), ou encore d'impressionnantes pièces métalliques munies de grelots. Ainsi le son qui en émane se marie-t-il parfaitement avec la musique du "morched" qui rythme l'entraînement par son jeu de tambour et son chant cadencé.

 

Ici, les sportifs et les apprentis lutteurs assistent à une danse : chacun peut investir le parquet de la fosse pour y tourner sur lui même, tandis que le "morched" compte de manière hypnotique le nombre de rotations effectuées. Cette "danse" rappelle celle des derviches et évoque ainsi la dimension spirituelle de ce sport. Le "varzech é pahlavani" est également censé véhiculer le "javânmard", c'est à dire les valeurs traditionnelles du gentilhomme. Or, ces valeurs sont aussi revendiquées par les "louti", les membres d'une sorte de caste des voleurs. Autre catégorie sociale traditionnelle en concurrence avec l'islam de l'Etat et ses cohortes de bassidjis.

 

En 2003, l'artiste Khosrow HASSANZADEH a rendu hommage aux lutteurs en réalisant  une série de toiles intitulée "Palhévân".

 

 

 

Vue de la place Salmân depuis la porte monumentale de la mosquée Amir Chakhmâq, Yazd.
Vue de la place Salmân depuis la porte monumentale de la mosquée Amir Chakhmâq, Yazd.

 

 

 

 

Entrée du bâzâr de Téhéran
Entrée du bâzâr de Téhéran

 

 

 

 

Le tchador
Le tchador

 

 

 

 

Mur d'enceinte de l'ancienne ambassade américaine, Téhéran.
Mur d'enceinte de l'ancienne ambassade américaine, Téhéran.

 

L'histoire de la prise d'otage de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran débute en... 1953.

 

A cette date, les Américains souhaitent se débarrasser du Premier ministre Mohammad Mossadegh, qui avait nationalisé le pétrole iranien deux ans plus tôt. La CIA organise donc des manifestations à Téhéran en soutien au Shah Mohammed-Reza Pahlavi, ainsi que pour renverser le gouvernement de Mossadegh. Le coup fonctionne, et le Shah devient alors le "pantin" de Washington. Mais il va petit à petit réussir à s'affranchir de la tutelle américaine, si bien que Washington le lâchera juste avant la Révolution. Ceci favorisera le retour en Iran de l'ayatollah Khomeyni en février 1979, et dans la foulé le départ de Mohammed Reza Pahlavi, qui abdique.

 

En novembre 1979, alors que le Shah est présent à New York pour y être soigné, plusieurs centaines "d'étudiants en théologie" décident de faire un coup d'éclat. Pour eux, il est hors de questions que l'histoire ne se répète et que la CIA n'instrumentalise à nouveau contre eux le Shah, depuis l'ambassade qu'ils envahissent. Cette prise d'otage, très longue, fut vécue comme une catastrophe du côté américain, et dictera longtemps la conduite de Washington à l'égard de Téhéran.

 

La petite histoire veut que Mahmoud Ahmadinejad aurait fait partie d'un des groupes qui a organisé la prise d'otage, mais qu'il n'était pas d'accord et qu'il souhaitait y mettre un terme au plus vite...

 

Aujourd'hui, l'enceinte de l'ambassade abriterait une école et/ou un musée. Il n'est pas possible de les visiter (nous avons pourtant essayé), sauf lors de la commémoration de l'événement. D'après François Nicoullaud, ancien ambassadeur français en Iran, il est de coutume à cette occasion de fouler, à l'entrée de l'ambassade, les drapeaux israélien et américain. Ce qu'il s'est bien gardé de faire.

 

 

 

 

 

Tombe d'un martyr, dans le cimetière Behesht é Zahra, Téhéran.
Tombe d'un martyr, dans le cimetière Behesht é Zahra, Téhéran.

 

 

 

 

Plusieurs tombes de martyrs à Behesht é Zahra, Téhéran.
Plusieurs tombes de martyrs à Behesht é Zahra, Téhéran.

Cliquez sur la photo pour l'agrandir.

 

 

 

Tombes de martyrs à Behesht é Zahra
Tombes de martyrs à Behesht é Zahra