Septembre-octobre 2009

Serbie - Bosnie - Croatie

 

 

 

Sveti Sava, à Belgrade (Serbie, argentique)
Sveti Sava, à Belgrade (Serbie, argentique)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette "cathédrale" monumentale n'est pas terminée, mais il est possible de la visiter malgré les travaux en cours à l'intérieur.


Depuis ma dernière visite, une petite chapelle permet maintenant d'aller prier, sur la gauche, après le kiosque où l'on achète des icônes. Le manque de luminosité n'a pas permis de prendre d'image potable, mais les peintures murales, typiques des églises orthodoxes, sont superbes.


Les abords de Sveti Sava ont également été aménagés : parc, bancs publics, fontaines, arbres. Sous l'un deux, j'ai pu discuter avec un groupe de types que je suspecte passer leur temps à picoler. Nous avons sympathisé, et je leur ai promis de leur envoyer leur photo. Que je n'ai pas encore tirée...


Pour en savoir plus...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Sava

 

 

 

Le long de la Drina, en bus...

 

En Bosnie-Herzégovine, la Drina coule, grosso-modo, de la région de Bijeljina à Foca. Elle passe par Zvornik, qui marque l'entrée en Bosnie lorsqu'on vient en bus depuis Belgrade, en Serbie, puis par Visegrad et Gorazde.

 

Visegrad est célèbre pour son pont jeté entre les deux rives de la rivière par les Turcs, et célébré dans le roman du prix nobel de littérature Ivo Andric, "Na drini cuprija" (Un pont sur la Drina).

 

A Foca, un massacre de civils a été commis durant le conflit yougoslave et des corps ont flotté sur les eaux de la Drina jusqu'à Gorazde au moins... Gorazde est surtout connu, en Europe de l'ouest, depuis la guerre. La ville, alors encerclée par les miliciens serbes, a failli connaître, selon certains observateurs du conflit,  le même sort funeste que Srebrenica. Il n'en fut rien, heureusement. Joe Sacco, un auteur de bande dessinée américain, en a dressé un superbe portrait dans un recueil qui porte le nom de la ville. Pour y être passé il y a maintenant quatre ans, je peux témoigner du fait que les dessins qui décrivent la ville sont d'un détail et d'une vérité remarquables.

 

Mis à part ces épisodes romanesques ou dramatiques, la vallée de la Drina est superbe.

 

 

 

 

 

Les jambes (Serbie. Argentique recadré)
Les jambes (Serbie. Argentique recadré)

Cette image, floue car prise depuis un bus, aurait pu s'intituler "Le vélo", mais j'ai choisi cet autre titre, en raison des jambes, visibles sous la tenture pare-soleil. Ces filles attendent le bus, il est midi et le soleil est très chaud, malgré le fait que nous soyons en automne. On se protège comme on peut de ses rayons, et le commerçant n'ira pas les chasser. De même que, si elles sont très belles, personne ne va les draguouiller lourdement. On respecte leur féminité, ici.

 

 

 

Tramway à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine, argentique)
Tramway à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine, argentique)

Un vieux tramway, à Sarajevo, qui en compte aussi des tous neufs !

 

 

 

Près de Bascarsija (argentique, virage sépia partiel/tirage pris au num.)
Près de Bascarsija (argentique, virage sépia partiel/tirage pris au num.)

Entre le quartier du centre et du vieux quartier ottoman de Bascarsija, des anciens jouent non stop aux échecs sur une place.

 

C'est un rendez-vous théâtral car chacun donne des conseils aux joueurs, et ces derniers doivent se justifier et souvent se défier par des discours souvent burlesques. L'ambiance est toujours bonne, mais les parties se jouent sérieusement !

 

Je ne sais pas si ça signifie vraiment quelque chose, mais le vocabulaire employé par les uns et les autres me donne l'impression qu'on pourrait en déduire les nationalités : pour désigner le roi, le terme de "shah" (roi, en Perse, et d'où le jeu serait originaire) est-il plus employé par les Musulmans, et celui de "kraj" par les Serbes ?... Alors ce serait singulier, car j'ai eu l'impression d'entendre le premier vocabulaire dans la journée, et le second davantage le soir et la nuit. Les joueurs ne se mélangeraient pas ?

 

 

 

A gauche, un joueur d'échec fait son cinéma.
A gauche, un joueur d'échec fait son cinéma.

 

 

 

 

Sarajevo vue depuis les hauteurs du quartier Bistrik, à l'Est  -  (image de téléphone portable)
Sarajevo vue depuis les hauteurs du quartier Bistrik, à l'Est - (image de téléphone portable)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les habitants de Sarajevo ne possèdent pas vraiment d'animaux de compagnie, si bien que chiens et chats trainent dans les rues en toute liberté, mais livrés à eux-même. Leur présence est très agréable, même s'il faut paraît-il se méfier de certains chiens...

 

 

 

 

 

La grande mosquée de Sarajevo (Bosnie, argentique N&B + virage sépia partiel/tirage pris au num.)
La grande mosquée de Sarajevo (Bosnie, argentique N&B + virage sépia partiel/tirage pris au num.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La grande mosquée de Sarajevo se trouve en plein coeur du quartier "ottoman", qui est aussi le quartier le plus touristique de la capitale bosnienne.

 

On peut facilement la visiter, lorsque les Musulmans ne prient pas, ou au moins rester flâner un peu à l'ombre d'un arbre, dans la cour intérieure.

 

Ici, juste avant la prière, un père et son très jeune fils font leurs ablutions avant de suivre le grand père vers l'entrée. Le petit est étonnant, il semble maîtriser les gestes rituels de l'islam. Il accomplit sa tâche avec une grande dextérité, et son père n'a plus besoin, malgré son jeune âge, de lui montrer comment faire.

 

A la nuit tombée, les habitants de Sarajevo se baladent en famille ou entre amis dans ce quartier. Les touristes ne sont pas encore assez nombreux pour totalement défigurer ce centre historique reconstruit après la guerre.

 

 

 

Drina, dinars et marks convertibles... - (image de téléphone portable)
Drina, dinars et marks convertibles... - (image de téléphone portable)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fameuses cigarettes de la marque Drina, du nom de cette autre fameuse rivière qui coule entre Serbie et Republika Srpska, en Bosnie-Herzégovine...

 

 

 

 

 

Quartier de Dobrinja, Sarajevo - (image de téléphone portable)
Quartier de Dobrinja, Sarajevo - (image de téléphone portable)

Une majorité de Serbes de Bosnie vivent dans cette commune de banlieue faite de barres d'immeubles, comme on en voit partout en Europe. Quelques mosquées marquent toutefois le chemin vers Dobrinja, à Novi Grad. Contrairement aux images des guides, Sarajevo est en majorité constituée de ce genre d'immeubles, parfois encore plus hauts, et très souvent marquées d'impacts de balles ou d'obus.


C'est au fond de Dobrinja que se trouve la seconde gare routière de Sarajevo, encore officieusement appelée "Srpsko Sarajevo Autobusna Stanica". Si une ligne de bus vers Belgrade existe maintenant au départ de la station centrale (très très tôt le matin...), c'est ici qu'on trouvera des bus partant toutes les heures vers la Serbie. Très populaire, la station est quand même située à cinquante minutes en trolleybus du centre historique de Sarajevo...

 

 

 

 

Gare de Sarajevo, à sept heures du matin - (image de téléphone portable)
Gare de Sarajevo, à sept heures du matin - (image de téléphone portable)

 

 

 

 

Mostar, son pont majestueux, sous lequel coule la Neretva - (image de téléphone portable)
Mostar, son pont majestueux, sous lequel coule la Neretva - (image de téléphone portable)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La ville de Mostar est  très touristique dans son quartier historique, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'en est presque lassant, d'autant qu'on en fait très vite le tour...


En dehors, les traces de la guerre et des bombardements ravageurs de 1993 découragent la plupart des toursites. La ligne de front demeure, néanmoins, proche de la rivière Neretva.


Au delà, la vie a repris son cours sans cicatrice apparente, mais au sein de deux centres urbains bien distincts. Le quartier musulman, à l'Est (à partir de la droite de l'image), garde lui aussi des stigmates du conflit, mais c'est à l'Ouest (à gauche), dans la partie croate de la ville, que la recontsruction semble plus lente. Pour marquer leur présence, les Croates ont érigé une immense et immanquable croix catholique au sommet d'un mont. En réponse, les Musulmans ont écrit en gigantesques lettres blanches, sur la montagne qui lui fait face, de leur côté, "Tito, volimo te" ("Nous t'aimons, Tito").


Sauf pour ce qui est des affaires, les deux populations communiquent encore assez peu entre elles, bien que certains jeunes tentent maintenant, sans grand risque d'ailleurs, de sortir le soir au delà des ponts.

 

Le célèbre pont de Mostar, d'où plongent encore quelques Bosniaques si un touriste leur donne une pièce, a été reconstruit par un entrepreneur français entre 2000 et 2004. Seuls des employés bosniaques ont oeuvré, en utilisant les techniques d'antant. Ainsi, le pont est à l'identique de celui que l'on connaissait avant 1993.

 

 

 

 

Mosquée vue du pont de Mostar (image argentique recadrée)
Mosquée vue du pont de Mostar (image argentique recadrée)

 

 

 

 

Sur la côte dalmate, un peu au nord de Dubrovnik (argentique + virage sépia partiel / tirage pris au num.)
Sur la côte dalmate, un peu au nord de Dubrovnik (argentique + virage sépia partiel / tirage pris au num.)

 

 

 

 

En allant vers la côte dalmate, depuis Mostar, on croise ce village au détour d'un virage. Détruit pendant la guerre, il a été complètement reconstitué depuis.  La mosquée a été rénovée sur des fonds turcs.
En allant vers la côte dalmate, depuis Mostar, on croise ce village au détour d'un virage. Détruit pendant la guerre, il a été complètement reconstitué depuis. La mosquée a été rénovée sur des fonds turcs.

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